lundi 6 juin 2016

Ma Ptite interview avec Olivia Billington qui nous parle de ses écrits et de ses projets

Bonjour Olivia, pourriez-vous vous présenter en quelques lignes aux lectrices qui ne vous connaissent pas?

Bonjour Aurélie. Je suis… écrivaine (avouez que vous ne vous y attendiez pas), belgo-anglaise, trentenaire pour quelques petites années encore.

Depuis quand écrivez vous?

J’ai commencé à écrire de petits textes vers huit ans. À l’adolescence, j’ai rédigé un recueil de nouvelles et trois romans. Par la suite, l’université, le travail et mon rôle de maman m’ont tenue un peu éloignée de la fiction, même si j’ai continué à écrire des nouvelles. Je m’y suis remise bien plus sérieusement il y a environ cinq ans et depuis, j’ai écrit sept romans, une novella et quantité de nouvelles – certains de ces textes sont publiés ou le seront prochainement.

Qu'est ce qui vous a poussée à écrire?

La lecture. C’est ma première passion et j’ai voulu, moi aussi, partager des émotions, faire rire, frissonner, pleurer ou réfléchir les lecteurs.

Quel est votre genre de prédilection?

J'aime varier les genres, brouiller les pistes. Contemporain. Fantastique. Érotique. Horrifique. Romantique. Cela dit, j’ai toujours eu un faible pour les récits sombres et les textes d’action (le contemplatif ne m’intéresse pas vraiment), à rebondissements.

Préférez-vous écrire de courtes nouvelles, des novella ou des romans? Pourquoi?

Je n’ai pas de préférence. J’aime alterner : lorsque j’écris un roman, il m’arrive de faire des pauses pour écrire autre chose. Comme je n’ai pas envie de m’immerger dans un autre roman, je rédige des nouvelles, qui ne me demandent que quelques heures ou jours d’écriture.

Quelle est la partie la plus difficile pour vous dans vos écrits?

Faire long.
Je dois développer ? ;-)

Est-ce plus difficile d'écrire des scènes entre deux personnes d'un même sexe ou deux personnes de sexe différent? Pourquoi ?

Il n’y a pas de différence, pour moi. J’imagine ce que les personnages ressentent, comme pour n’importe quelle autre scène.

Quels sont les ingrédients d'une scène érotique réussie? Au contraire, qu'est-ce qui peut vous rebuter dans une scène érotique?

C’est subjectif. Certain.e.s lectrices/lecteurs seront déçus s’il y a trop de mots crus ou obscènes ou à l’inverse, pas assez, par exemple. Tout dépend du contexte, aussi, et de la longueur du texte. Aurore épicée est une novella, dans laquelle la relation, les sentiments sont plus développés que dans Hard Corps Gamer, qui est une nouvelle axée sur des jeux sexuels et dans laquelle les personnages vont à l’essentiel des rapports charnels (même si j’évoque aussi leurs sentiments). J’essaie de trouver un bon équilibre entre des phrases imagées, voire poétiques (pour la narration) et les mots crus qui se glissent ça et là, en général dans les dialogues. La crédibilité, pour moi, est importante aussi : même si, bien sûr, on s’attend à la jouissance, je ne fais pas de mes personnages des stars du porno qui assurent du début à la fin et dont la performance est irréprochable.
Ce qui peut me rebuter : la vulgarité à chaque ligne, des situations si incongrues ou malsaines qu’elles font sortir du récit et du coup n’émoustillent pas.

Faites-vous une différence entre l'érotique et la pornographie?

Oui. Même si la frontière entre les deux est parfois assez floue, et subjective. Pour moi la pornographie se résume à décrire des rapports sexuels entre des personnages-figurants, interchangeables, là où l’érotisme narre une rencontre (ou plusieurs) entre des personnages qui ont un vécu. Dans le vocabulaire utilisé aussi – mais à nouveau, c’est subjectif – dans le porno, il me semble que l’obscène et le vulgaire priment, alors que l’érotique va user de jolies tournures pour faire monter le désir.




Avez vous écrit des nouvelles qui seront disponibles avec le dispositif B-Sensory?

Oui. Hard Corps Gamer (Cliquez ICI pour en savoir plus)

En tant que lectrice, que peut apporter Le Little Bird, ce sex toy connecté, à la lecture?

Je ne l’ai pas testé. Cependant, l’interaction apportée par le Little Bird permettra sans nul doute de se plonger encore davantage dans le récit et promet des sensations inédites.

Et en tant qu'écrivain, savoir qu'une appli sera associée à votre nouvelle change-t-il votre mode d'écriture?

Non. Mais le savoir est… savoureux.

Pourriez-vous nous résumer en quelques lignes votre novella, Aurore Epicée?

Le résumé de mon éditrice : Blessée par une rupture récente, Jasmine tente d'oublier sa souffrance en flirtant avec Fabian. Elle le séduit, l'entraîne dans des jeux sensuels. Et voilà qu'elle se laisse troubler, émouvoir par ce nouvel amant. Pourtant, elle pense toujours à l'autre...

Selon vous, jusqu'où peut-on aller par amour?

Tant qu’on se sent respecté et aimé en retour, je pense qu’on peut repousser loin nos limites.

Quelles sont vos interactions avec vos lectrices? Avez-vous des lecteurs et quels sont leurs retours?

Des lectrices et lecteurs me suivent depuis mes débuts et cette fidélité me touche beaucoup. Les retours me font très plaisir, surtout lorsque je lis que mon texte a été un coup de cœur. Même si je suis timide, j’apprécie les échanges avec les lectrices et lecteurs, que ce soit en virtuel ou en salons.

Pourriez-vous nous parler de vos prochains projets?

En septembre sortira un roman, L’étreinte des vagues, aux Editions Nisha.
En 2017,
L’abîme au bout des doigts, un autre roman, de fantastique très sombre cette fois, sera publié chez Nats Editions.
Je viens de terminer la rédaction d’une romance et pour le moment, j’hésite entre trois différents projets.

Je vous laisse le dernier mot pour la fin...

Merci Aurélie pour cet espace de parole.
Et… tadaaa ! Petite annonce pour celles (et ceux) qui auraient envie de découvrir Aurore épicée : pour gagner un exemplaire de la novella (ebook), il suffit de suivre ce lien : [Cliquez ICI pour jouer ]


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