Tout d’abord, merci Aurélie pour
cette interview et pour ton soutien. Je vais essayer de répondre à
tes questions de manière claire et concise.
Peux-tu te présenter en
quelques lignes pour celles qui ne te connaissent pas encore ?
Je m’appelle Marlène, j’ai 36 ans
et je vis dans le sud de la France avec mon compagnon et mes deux
enfants. Je suis une amoureuse de la romance sous toutes ses formes.
Chroniqueuse sur le blog « Le monde enchanté de mes lectures »
depuis bientôt six ans, je me suis lancée dans l’écriture fin
2020.
Comment t’es venue l’envie
de te lancer dans l’écriture en sachant que tu es passée de
blogueuse à auteur ?
Après plusieurs mois de panne de
lecture, peinant à m’y retrouver dans les romances que je lisais
et après ma rencontre virtuelle avec Jupiter Phaeton, je me suis
lancée. Honnêtement, je me suis lancée sur un coup de tête après
la bêta lecture d’une romance de Noël. J’avais été très
critique face au texte et il y avait bon nombre de choses qui ne
m’avait pas plu et j’en avais parlé avec mon compagnon qui m’a
tout simplement dit « pourquoi tu n’écrirai pas ta
propre romance de Noël ». Et c’est ce que j’ai fait, j’ai
écris une romance de Noël avant de me lancer dans l’écriture de
Coach Me.
As-tu rencontré des
difficultés ? Quelles sont tes sources d’inspiration ?
Je pense que ma plus grosse difficulté
a été ma peur. Et ça l’est encore à l’heure actuelle. Les
autres difficultés ? L’inexpérience, devoir découvrir les
choses pour la première fois et heureusement j’ai été très
entourée pour cette première parution. J’ai suivi les formations
de Jupiter Phaeton, j’ai une team de bêta lectrices absolument
dingue, et tu sais de quoi je parles ^^
Je doute énormément, j’ai bien
failli supprimer Coach me à je ne sais combien de reprises tellement
je pensais que cela ne valait rien. Et je sais que l’on passe tous
par cette phase alors j’ai vite repris le dessus et mener à bien
ce premier projet d’écriture.
Je patauge encore et j’essaye d’être
la plus professionnelle possible. Je débute, mes moyens sont de
l’ordre du néant ou presque, je suis inconnue dans le milieu alors
je fais vraiment mon maximum pour offrir aux lecteurs quelque chose
d’abouti même si ce n’est pas parfait.
Mes sources d’inspiration sont
nombreuses. 2020 a été une année charnière pour moi. Jupiter
Phaeton m’a accompagnée dans plusieurs domaines et sans parler de
ses écrits, je crois que cette femme est une source d’inspiration
à elle toute seule.
Si je me recentre sur mes sources
d’inspiration en terme de romance, il y a bien évidemment Fleur
Hana, qui est mon autrice française préférée. Il y a également
d’autres autrices comme Erika Boyer, Amélie C. Astier, C.S. Quill,
Jane Devreaux ou encore Elle Kennedy et Vi Keeland qui sont des
références à mes yeux dans le milieu de la romance. C’est une
liste non exhaustive bien sûr et je m’excuse pour toutes les
autrices que je ne mentionne pas mais qui sont chères à mon cœur.
La musique est très présente
dans ton roman, pourquoi avoir choisi de l’intégrer complètement
à l’histoire ?
Tout simplement parce que cela s’y
prêtait bien. J’ai écris Coach me en écoutant de la
musique, pour me couper du monde qui m’entoure. J’ai eu besoin de
faire le vide, de me connecter à mes personnages par le biais de la
musique. Et la plupart des scènes sont nées sur les musiques
évoquées. Sans la musique, le roman ne serait pas ce qu’il est à
l’heure actuelle.
Je me suis étonnée moi-même d’écrire
avec la musique dans les oreilles. Et j’ai fais le test, sans
musique je ne suis pas dans de bonnes dispositions pour écrire.
Pourquoi avoir choisi la voie
de l’autoédition ?
En premier lieu parce que cela
représentait un challenge pour moi. Je n’ai jamais été du genre
à prendre des risques et m’auto-éditer était un objectif que je
voulais atteindre. La publication de Coach me est une fierté par
bien des aspects mais c’est surtout pour moi une victoire
personnelle, peu importe que cela fonctionne ou non. Je l’ai fait,
je n’ai pas abandonné alors que j’ai failli baisser les bras un
million de fois durant le processus d’écriture.
Ensuite, j’ai choisi l’autoédition
parce que ça me permet de publier mes romans sans avoir à dépendre
d’un calendrier de publication. Soumettre son manuscrit dans une
maison d’édition, ça veut dire attendre que ledit manuscrit soit
lu, attendre une réponse de la maison d’édition et en cas de
réponse positive, encore attendre de retravailler le texte en vue
d’être publié. Clairement, je ne voulais pas attendre. C’est
aussi simple que ça 😊
Maintenant, cela ne veut pas dire que
je n’essaierai jamais l’édition traditionnelle. J’ai des
trames de côté pour des histoires qui pourraient rentrer dans les
lignes éditoriales de certaines maisons d’édition que
j’affectionne. Affaire à suivre 😊
Cameron est un héros à
l’opposé des héros traditionnels. Pourquoi avoir choisi ce parti
pris ?
La réponse est dans ta question. Tout
simplement parce qu’il est à l’opposé des héros traditionnels.
J’ai lu plus de 30 à 40 romans par mois pendant plus de cinq ans
et je n’ai jamais rencontré un héros comme Cameron alors je l’ai
créé !
J’ai pris le risque de mettre en
scène un homme atypique avec une personnalité borderline. Dans le
roman, j’ai forcé un peu le trait et Cameron subit beaucoup mais
l’objectif était de démontrer que dans la vie, on ne doit pas
forcément changer pour faire plaisir aux gens ou pour rentrer dans
les normes de la société. L’évolution de Cameron en fait un
héros tout ce qu’il y a de plus intéressant. Du moins, je
l’espère.
As-tu écrit des scènes que tu
as dû retirer ?
Non. Il n’y a qu’une seule scène
qui a été modifiée après la lecture de mes bêtas. Bien sûr,
j’ai retravaillé des petites choses mais clairement je n’ai rien
coupé au montage ^^
Quelles sont les scènes que tu
as eu le plus de mal à écrire ? Pourquoi ?
Certains flash-back ont été
difficiles à écrire parce qu’ils étaient importants et en même
temps ils ne devaient pas apporter trop de drama à l’histoire.
L’histoire personnelle de Cameron et Travis m’a touchée même si
elle n’est pas prédominante dans l’histoire qui je le rappelle
reste vraiment une comédie romantique. J’ai donc eu du mal à
écrire ces passages-là.
Il y a une scène à la fin qui m’a
noué la gorge et que j’ai fini en pleurs. Je suis hypersensible et
je pleure facilement.
Et enfin… l’érotisme. J’ai
choisi une scène soft et sexy. Et je peux dire que c’est de loin
le plus dur à écrire. Je suis encore persuadée que ma scène
érotique entre Cameron et Amy ne vaut rien, c’est dire à quel
point ça a été difficile de l’écrire.
Quelles est la scène qui t’a
fait le plus rire ?
Il y a en a tellement… Je crois que
je n’ai fait que rire en écrivant ce livre. Mais puisqu’il faut
choisir, je dirais la scène dans la cabine d’essayage parce que
c’est vraiment la première scène où je me suis dit que je
n’étais pas saine d’esprit. Ou peut-être quand Cameron déverses
ses paillettes sur les pieds d’Amy (il faudra lire le livre
pour comprendre^^).
Parlons à présent des
personnages d’Amy et Cameron. Quelles sont leurs failles et leurs
forces ?
Amy est une femme équilibrée et bien
dans sa peau. C’est clairement ce que je voulais mettre en avant
avec son personnage. C’est une trentenaire qui s’est longtemps
laissé dicter sa conduite par une famille toxique et un ex-mari
manipulateur et égoïste. Amy a à cœur d’aider les autres,
souvent au détriment de ses propres besoins et envies. Elle a la
force de prendre son destin en main mais en ayant toujours cette
envie de donner aux autres.
Cameron est imparfait, il parle trop et
il est beaucoup trop honnête. Il ne ment pas, on pourrait prendre ça
pour une qualité mais son franc parler lui vaut des déconvenues
avec les femmes mais pas que. Cameron est doux comme un agneau mais
c’est également un gaffeur de première qui peut vite passer pour
un mufle auprès des femmes. D’où l’entrée en scène d’Amy.
Les forces de Cameron sont liées à son entourage. Son frère,
essentiellement mais également ses amis. C’est un homme
profondément gentil, un brin naïf mais ô combien drôle et
attachant.
Avais-tu en tête l’histoire
des personnages secondaires quand tu as entamé l’écriture du
premier tome ?
Avant de démarrer l’écriture de
Coach me, je savais que je ferais un second tome sur Travis mais je
ne savais pas du tout qu’elle allait être son histoire. Elle est
née à peu près à la moitié de l’écriture de l’histoire de
Cameron et Amy. Travis était forcément un personnage que j’avais
envie de retrouver dans une histoire bien à lui et je suis contente
de m’être laissée porter parce que son tome est en cours d’écrire
et je m’amuse comme une folle.
En ce qui concerne Erin, Aileen, Neil
et Keith, c’est tout à fait autre chose étant donné que les
personnages sont nés d’un seul coup. Ils me sont apparus sans que
je ne cherche à les inventer. Ils étaient là dans le décor et ils
ont pris leurs places naturellement. A l’heure actuelle, je connais
déjà les tenants et les aboutissants des histoires de chacun. Erin
et Aileen auront leur tome dans la saga Si tu peux… Et Neil aura sa
saga familiale à part car je ne serais plus sur de la comédie
romantique. J’ai donc choisi de le sortir de la saga en sachant que
la bande sera toujours dans les parages ^^
En parlant de leur trait
physique, avais-tu en tête des personnes en particulier ?
Tout à fait, Travis Deslauriers m’a
inspirée pour les personnages de Cameron et Travis. Karen Gillan
pour Amy. Lily Collins pour Chups. Jennifer Lawrence pour Aileen.
Brock O’Hurn pour Neil et Michael B. Jordan pour Keith.
Je dirais que ce roman est une
slow burn romance. Pourquoi avoir choisi ce rythme là ?
C’est réellement un parti pris. Je
ne voulais pas d’une romance qui aille trop vite, je voulais que
les personnages se rapprochent naturellement et en prenant leur
temps. Alors oui je sais que ça crée une sacrée frustration tout
au long de l’histoire mais c’était vraiment un choix réfléchi.
Il ne pouvait en être autrement pour
Cameron et Amy.
Quelles sont les difficultés
que tu as rencontré en publiant ton roman ?
Apprendre. Apprendre tout ce que je ne
sais pas. Passer des heures à refaire les mises en pages ebook et
papier.
Le manque de notoriété est également
une difficulté que je vais devoir surmonter. Me faire ma place au
milieu des milliers d’autrices et tenter de me démarquer à ma
manière.
As-tu des conseils à donner à
ceux qui veulent tenter l’aventure ?
Tout d’abord, d’y croire. Si
l’envie est là, alors n’hésitez pas ! Foncez ! J’ai
personnellement suivi les formations de Jupiter Phaeton. Je ne me
suis pas lancée à l’aveugle, j’ai appris beaucoup de choses
concernant l’écriture et tout ce qui touche à la communication.
Ensuite, bien connaître le milieu de la romance est un avantage non
négligeable.
Si vous souhaitez en discuter avec moi,
n’hésitez pas à venir me trouver sur les réseaux.
Pourrais-tu en quelques mots
convaincre les lecteurs qui n’auraient pas encore découvert ton
roman ?
Si vous aimez les comédies
romantiques, les héros atypiques et les romances slow burn, Coach me
est sans doute la lecture qu’il vous faut <3 Si
vous avez besoin d'un remède contre la morosité, alors n'hésitez
pas. Cameron se fera un plaisir d'égayer votre vie avec des
paillettes, des licornes radioactives et des arcs-en-ciel nocturnes !
Oui, Cameron a de la ressource et il a fait l’unanimité chez de
nombreuses lectrices.