dimanche 2 novembre 2014

The Giver: un film en demi teinte

Je suis allée voir hier soir ce film car l'affiche m'avait attirée et le synopsis du film semblait alléchant: "The Giver" est une adaptation cinématographique du roman de science-fiction "Le Passeur" de Lois Lowry.




 Voici un synopsis plus complet du film: Le jeune Jonas (Brenton Thwaites), 16 ans, vit dans un monde futuriste où toute émotion et toute mémoire du passé ont été effacées. Un seul a le droit de se souvenir : le "Dépositaire de la Mémoire". Jonas est choisi pour être la nouvelle personne à incarner ce rôle. Il va donc faire la rencontre du Passeur (Jeff Bridges), l'ancien dépositaire, qui doit lui transmettre les souvenirs.





Je vous mets une Bande Annonce pour que vous puissiez vous faire une idée


L'affiche du film est certes attrayant mais elle m'avait fait penser un peu à celle des Ames Vagabondes. Je pensais qu'on aurait ce genre de vision futuriste mais il n'en est rien.

Ce film n'a pas été à la hauteur de mes attentes tout d'abord car il n'y a aucune surprise dans le scénario et on devine dès les premières minutes l'issue du film. De plus, j'ai trouvé que les émotions avaient du mal à passer. Certes on comprends pourquoi en lisant le synopsis du film mais c'est trop attendu. Est ce parce que c'est un film pour adolescents? J'ai trouvé qu'il manquait d'alchimie entre les personnages principaux, Jonas et son amie d'enfance.



De plus , j'ai l'impression que ce film voulait jouer sur plusieurs tableaux . Tout d'abord on pense à Divergente car dans ce dernier on a la société qui est divisée en plusieurs factions et lors d'une cérémonie , les adolescents choisissent de rejoindre la faction de leur choix , même si pour cela ils doivent quitter la faction de leur enfance. Dans The Giver, on assiste également à une cérémonie pour les enfants ayant atteint 9 ans, pour ceux qui vont subir une extraction vers l'au delà et pour les adolescents de 16 ans. On attribue à chaque personne une tâche dans un corps de métier bien défini.



Ce film m'a également fait pensé à Hunger Games car chaque district a une caractéristique qui lui est propre et dans The Giver , la population est repartie selon les besoins de la société , par exemple les Nourricières qui s'occupent des nouveaux nés.

Et même si ça paraît tiré par les cheveux, je n'ai pu m'empêcher de penser à un clin d'oeil à Twilight avec la pomme rouge qui se révélera être très utile à Jonas.

Je regrette aussi une certaine incohérence dans l'histoire : comment Jonas peut faire ce qu'il fait sans être arrêté avant . Le nombre de caméras de surveillance est incroyable et les autorités mettent un temps fou à se rendre compte de sa révolte.

Il y a toutefois quelques points intéressants dans le film:

* Le choix de réalisation pendant la première demie-heure du film permet vraiment de se mettre dans la peau de toutes ces personnes qui n'ont qu'une vision commune et unique de leur société.



* On ressent bien le sentiment de "secte" avec Meryl Streep dans le rôle de gourou. C'est effrayant de voir à quel point ces personnes sont formatées et à quel point ils ne remettent jamais en question ce qu'on leur dit.



* Le Passeur joue un rôle essentiel dans le film et Jeff Bridges est à la hauteur de son rôle. Même si l'explication sur la "disparition" de l'ancienne "Dépositaire de la Mémoire" est assez floue et confuse, ce dernier arrivera à mener sa mission à bien avec Jonas. Les souvenirs qu'il transmet font de nous des êtes humains dotés de sentiments forts et intenses.

En conclusion , ce film , en voulant jouer sur plusieurs sagas à succès, se perd dans son scénario bateau et les performances des acteurs en général ne sont pas surprenantes.  J'attendais plus de Katie Holmes et Alexander Skarsgard que j'ai trouvés éteints dans ce film.

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