vendredi 19 mai 2017

Découvrez Charmer de Kylie Scott - Chapitre 6 traduit



Avec l'accord de Kylie Scott, voici le cinquième chapitre traduit de Charmer ;) J'espère qu'il vous plaira. Merci de ne pas reprendre ma traduction car si Kylie Scott décide de publier ce livre, elle demandera à ce que je retire ma traduction du blog donc je vous remercie par avance de partager l'article si vous le souhaites mais en aucun cas de copier coller ma traduction

Merci donc de respecter mon travail de traduction et le travail de l'auteur

Bonne lecture ;)

Retrouvez le chapitre un et le chapitre deux en cliquant ci dessous

                                 * Chapitre 1   * Chapitre 2    * Chapitre 3       * Chapitre 4    * Chapitre 5 


"Qu'est ce qui se passe?"

Je jette un coup d'oeil par dessus mon épaule pour découvrir Ed rodant tel le Père Fouettard. Et c'est la deuxième fois cette nuit. Ses cheveux sombres sont ébouriffés, du sable collé sur sa peau à certains endroits. Des gens en sueur ne devraient pas sentir aussi bon, tu parles d'avantages injustes. Et pendant tout ce temps, son regard transperce le mec avec qui je parlais... Martin. Non , Mark.

"Hey mec" a dit Mark avec un léger sourire. "Super match".

Sans répondre, Ed libéra la canette de bière de ma main, renversant le reste du contenu.

"C'était ma bière" dis je.

"Et je te remercie". Il écrasa la canette et la jeta dans la glacière la plus proche. "On se casse".

Je retirais sa veste, la lui tendant. Mais il la remit sur mes épaules immédiatement. Quand je sourcillais, il fronça les sourcils à son tour.

"Je vais, ah...." Mark s'éclaircit la gorge.

"Casse toi". a dit Ed.

"Salut". Je lui fis signe de la main, offrant au mec un sourire bref avant de me retourner vers mon ennemi juré. "C'est quoi ton problème?"

"Tu lui as filé ton numéro?"

"Quoi?"

"Tu l'as fait?"

"Non" dis je en soupirant. "Punaise Ed, je ne faisais que parler avec lui. Pourquoi étais tu aussi mal poli? "

"Parce que je suppose que tu aimes les mecs sympas et ce n'est pas le cas pour lui" dit il, étant toujours bien trop prêt. "Mark aime se taper principalement des secondes mais je suppose qu'il aurait fait une exception pour toi".

Je levai les épaules, me balançant légèrement sur mes pieds. C'était le vent. La bière ne jouait absolument aucun rôle dans mes soucis d'équilibre. "Et bien j'allais pas sortir avec lui. C'est un de tes amis, j'ai donc supposé qu'un truc clochait avec lui".

"C'est pas mon pote". 

"Où est Billy?"demandai je, regardant autour de moi car j'en avais terminé de toute cette conversation autour de Mark.

"Occupé avec Amy". 

"Qui est Amy? Billy a une petite copine? "

"Tu n'auras qu'à lui demander. Viens, je vais te ramener. ". Il saisit mon poignet me traînant de la plage vers sa voiture. "T'en as bu combien?"

"Juste quelques unes".

Un grognement.

Des tas de personnes se tenant autour du feu lui lancèrent un bonne nuit. Certains mecs répétant le ressenti de Mark à propos de son "bon match". Ed fit un signe de tête à certains et ignora les autres. Pendant ce temps là , Mara m'envoya un baiser. Quelle drôle de fille.

"Arrête de me trimbaler comme ça" lui ordonnai je, tirant sur sa poigne.

En réaction, il abandonna sa grippe sur mon poignet et à la place entortilla ses doigts aux miens. La chaleur de sa main et la sensation de sa peau  furent des choses que je n'aurais jamais eu besoin d'expérimenter en un million d'années.

"Ed, je ne veux pas te tenir par la main". 

"Dommage" ajouta t-il. "T'es trop bourrée et je ne suis pas d'humeur à te ramasser après que tu tombes sur le cul".

"J'suis pas bourrée, j'ai juste la tête qui tourne un peu".

La lune et les étoiles ne cessaient pas de faire leur truc là haut dans le ciel. Toutes les conversations et la musique émanant de la fête s'estompèrent derrière nous. Il ouvra la portière côté passager de son 4x4 Mercedes. Entièrement noir évidemment. Comme son âme. Sans prévenir, il me souleva, mettant son bras autour de mon dos et l'autre sous mes genoux, me déposant sur le siège en cuir.

"J'ai vraiment pas bu tant que ça". Je m'assis droite comme un piquet tandis qu'il tira la ceinture de sécurité vers moi , la bouclant comme si j'étais une enfant. "J'ai eu une conversation charmante avec ta copine Carina". 

"Ah ouais?"

"C'est vraiment la fille la plus sympa au monde" dis je en roucoulant. "Je pense qu'on va devenir les meilleures amies pour toujours".

Il grogna.

"C'est pour ça que tu m'as emmenée?" demandai je. "En espérant que cette garce me ferait chialer et me donnerait une bonne leçon pour avoir choisi le grand méchant Ed Bauder?"

Le clair de lune lui allait trop bien. Il posa son coude sur le haut de la portière, m'observant en silence. Ce qui était énervant.

"Alors?" insistai je.

"J'ai dit à Billy que je t'emmerderai pas" finit il par dire. "Malgré ce que tu as fait". 

"C'est sensé me faire me sentir mieux" . Mon menton se souleva par pur défi. "Et souviens toi que c'est toi qui m'a sauté dessus et je me suis défendue. C'est ce qui s'est passé. Si tu cherches quelqu'un à blâmer pour tes couilles meurtries, essaie de chercher de ton côté". 

"Tu t'es pointée à une fête avec la fille qui a merdé avec moi" dit il. "Tu croyais qu'il allait se passer quoi ? Que je serais heureux de te voir?"

"Suis je supposée croire que ton coeur était brisé?"

Ses yeux sombres pétillaient. "J'ai jamais dit ça". 

"De toute façon , avec toi ça ne dure jamais plus de quelques semaines".

"Ouais mais je ne trompe personne". Il serra les poings. "Jamais". 

"Si tu t'attends à ce que je prenne ton parti contre celui de Zoe, ça n'arrivera pas". Inspirations profondes. "Elle a fait une erreur , ce qu'elle a tentait de t'expliquer".

Il secoua la tête, riant doucement. "Tu as des goûts de merde en amies, Alice".

"Va te faire foutre".

Un hibou hulula pas loin et la fête sur la plage se poursuivit, le feu étant le seul faisceau de lumière au loin. Zoe aurait adoré ça, porter la veste d'Ed et traîner avec les terminales. Ce qui une nouvelle fois suscita la question suivante: qu'est ce que je fichais là? Il est temps d'accepter le fait que mon frère et moi n'avions plus rien en commun ces temps ci. C'était bien , traîner avec Mara et boire quelques bières. Mais ces gens n'étaient pas mes amis. La prochaine fois, je ferais plus attention et éviterais les manipulations d'Ed.

"On a fini?" demandai je , croisant les bras. "J'aimerais rentrer chez moi maintenant".

"Putain" murmura t-il. "T'as toujours été une sale gamine".

"Ouais et tu es toujours le même connard". 

Il expira fortement et me ferma la porte au nez. Pas que j'avais des trucs à ajouter. Je me battis pour retirer sa veste et la jeta sur le siège arrière. Tout contact avec tout objet lui appartenant n'était pas le bienvenu. Un peu difficile à éviter puisque j'étais actuellement assise dans sa voiture mais au moins, je pourrais me délester de ses vêtements. Il se jeta sur le siège de son 4x4 et claqua la porte , mais ce fut son seul excès de colère. Prudemment, il fit marche arrière , s'éloigna de la plage et nous conduisit en ville.

Nous ne parlions pas, et nous laissions à la place la musique emplir l'espace. Au feu rouge, il prit son portable , lisant quelque chose.

"J'ai faim. T'as faim?" demanda t-il. Une question rhétorique puisqu'il avait déjà quitté la route principale, se dirigeant vers le fast food du coin.

"Je suppose que je pourrais avaler un truc"

C'est pas que je voulais passer plus de temps avec l'ennemi. Cependant , le dîner c'était il y a des lustres et la bière me donne toujours faim. L'alcool est l'oeuvre du Diable.

Il ne restait que très peu de places sur le parking. Tous ceux de notre âge semblaient se rassembler ici à un moment donné du week-end. Habituellement après minuit une fois que tous les autres établissements étaient fermés en ville. Nous traversions le bitume tout en laissant un espace raisonnable entre nos deux corps.

Ed se passa une main dans les cheveux, tentant de se débarrasser de plus de sable. "Laisse moi deviner, tu manges ton burger saignant".

"Tu pense que j'aime les trucs saignants?"

"J'ai été assez proche et intime avec ton côté violent"

"Ca n'est jamais arrivé qu'avec toi" . J'enfonce mes mains dans les poches de mon jean, ayant besoin de faire quelque chose avec.

"Ah bon? Je suis touché" dit il. "Tu fais de moi quelqu'un de spécial."

Il tint la porte ouverte, se mettant sur le côté pour que je puisse passer en premier. Pendant une seconde, sa main repose sur le bas de mon dos. Comme s'il me baladait en ville ou un truc du genre. Comme si nous sortions ensemble.

Oh non. Je lui lançai un regard dur.

Des personnes interpellèrent Ed, l'une d'entre elles lui demandant si nous voulions nous joindre à leur table. Pendant ce temps, je me dirigeais vers le premier box de libre, enlevant l'élastique qui tenait mes cheveux en chemin. Une protection contre les regards curieux était nécessaire. En aucun cas , je ne voulais pas être vue en train de traîner avec l'abruti. Il se glissa sur la banquette en face de moi, un sourire sur son visage trop beau mais grotesque.

"Qu'est ce qui te réjouis autant?" Je me cachai derrière le menu, en sourcillant fortement. "Mes parents ne sont pas là et mon frère non plus. T'as pas besoin de te donner en spectacle"

Les bras reposant sur la table, il se pencha en avant. "J'ai pas le droit de sourire?"

"Je te préfère avec ton habituel air maussade et mélancolique. Ca semble être plus honnête".

"Purée non. Qu'est ce que je dois faire pour être au plus bas? " me réprimande t-il. "Je sors un vendredi soir avec une jolie fille. Je suis sur le point de manger le meilleur burger de toute la ville. Tout semble vraiment parfait de mon point de vue."

Je tordis mon visage "T'as pris quelque chose ou quoi?"

Il ria

"Hé" Une serveuse stressée fit son apparition avec un bloc note et un stylo à la main. "Que puis je vous servir?"

"Un cheeseburger et des frites" dis je. "A point. Et de l'eau merci". 

"Je prendrai la même chose" dit Ed.

Je rendis le menu et elle disparut.

"A point." dit il. "Donc légèrement saignant".

"Il n'y a pas de sang dans un steack à point. La viande est rose, pas saignante. Détrompe toi".

"Mes excuses". Il tendit les mains ensuite, comme s'il essayait d'apaiser les plis sur mon front avec la pulpe de son pouce. Et je ne sais pas d'où venaient tous ces attouchements soudains mais ça devait cesser. Immédiatement.

Je repoussais sa main. "Ne fais pas ça".

"Cesser de sourciller face à moi" m'ordonna t-il. "Tu ne cesses de me regarder comme si tu voulais me donner un coup de genou à nouveau."

"C'est parce que j'ai constamment envie de le faire". 

Se détendant sur son siège, il me regarda avec un sourire dans les yeux. "Tu sais Alice, les autres filles ne sont pas aussi difficiles que toi. Il y en a même certaines qui m'apprécient".

"Les autres filles ne te connaissent pas comme moi je te connais". 

"Tu me connais?"

"Ouais".

"C'est bon ça. " dit il. "A quel point me connais tu? "

Je reniflais de manière dramatique. "La tragédie de ma vie c'est d'avoir été exposée à toi et tes conneries dès mon plus jeune âge".

Il me fit un clin d'oeil "La tragédie de ta vie?"

"Oui"

"Punaise". Il leva les yeux au plafond, mais apparemment aucune aide ne lui vint de ce côté. " Ok explique moi comment tu as pu te faire une idée sur moi alors que je suis sûr que nous avons discuté plus ce soir que nous ne l'avons fait toutes ces années depuis que mes parents m'ont largué dans cette ville merdique". 

"Tes actions parlent pour elles mêmes". 

"Ah oui vraiment? " Il soupira. "Quelles actions en particulier? Sois précise". 

"Par où commencer..."

"C'est encore le baiser que je t'ai donné?"

"Cette partie. Oui". 

"Tu sembles affreusement liée à ça". Pendant un long moment, il se contenta de me regarder, le regard sombre et sévère. "Ok, je m'excuse". 

"Ah oui?" demandai je d'une voix sceptique.

"Ouais". Il hocha la tête. "Ce n'était pas un très bon baiser. Je peux mieux faire". 

Nous fumes interrompus par la serveuse qui glissa deux verres et une carafe d'eau fraîche sur la table . Puis elle fut de nouveau partie. Ils avaient vraiment du monde ce soir.

"Donc tu t'excuses uniquement sur la qualité du baiser?" demandai je , parlant lentement car il était évident que j'avais affaire à un imbécile. "Pas sur le fait que je ne t'ai jamais invité à me toucher, et que je ne voulais pas que tu me touches. Et aussi sur le fait que tu ignores la partie où tu t'es contenté de faire ça afin d'ennuyer ta petite amie, qui est ma meilleure amie?"

"Ex petite amie". Il se mit à verser de l'eau dans un des verres. "D'ailleurs, elle nous observe. Elle a pas l'air heureuse de nous voir ici d'ailleurs". 

"Quoi?"je jetai un regard aux alentours , le coeur palpitant.

Oh non

De l'autre côté du restaurant étaient assis Zoe, Declan et deux autres de nos amis, Isabel et son petit ami, Luke. Un double rencard. Bizarre qu'ils ne m'aient pas dit qu'ils sortaient tous ensemble ce soir. Même si le fait que je ne sois pas en couple ait joué pour ma disqualification. Declan et Luke continuèrent de parler tandis que Zoe et Isabel  me regardaient droit dans les yeux, moi et Ed. Le visage de Zoe était crispé, son regard empli de rage. Oh punaise ça devait sembler tellement étrange, moi et Ed ensemble. Après ce qui s'était passé à cette satané fête, bien évidemment qu'elle envisageait le pire.

Mon cerveau cessa de fonctionner et j'étais assise là, inerte et stupide. Zoe par contre savait exactement quoi faire. Elle repoussa son siège vers la table, jeta son sac à main sur son épaule et fonça vers la sortie. Les autres la suivirent plus calmement. Même Isabel ne me jetait plus un seul regard.

"Tu vas lui courir après?" demanda Ed, d'un ton un peu curieux. "Pour tenter de t'expliquer?"

"Quand as tu su qu'ils étaient là? "

Il ne dit rien.

Ma gorge se serra, des larmes menaçant de couler. Quelle idiote j'étais. "Ce message que tu as reçu sur ton téléphone plus tôt. De quoi s'agissait il?"

"Alice-"

"Tu savais qu'ils seraient là Ed? Oui ou non? "


Ca se voyait sur son visage. Un éclair de culpabilité, qui passa en un instant. Caché derrière une mâchoire forte, des yeux moqueurs, et tout ce qu'il était. Et je n'avais rien.

Les mains tremblantes, je me levais. Puis je pris le verre d'eau glacé et lui lança au visage. Quel bordel mouillé. Le crachement d'Ed et ses yeux grands ouverts de surprise auraient pu être comiques si j'avais été de meilleure humeur. Dans ces conditions, je me contentai de me glisser hors du box et me dirigeai vers la sortie. Je ne regardai pas en arrière.


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