mercredi 12 octobre 2016

Retour sur notre interview de Colleen Hoover et RK Lilley à Lille le 4 octobre

Comme vous le savez mardi dernier , nous avons eu l'immense privilège avec Marine et Vanessa du blog A l'abordage de la culture de rencontrer Colleen Hoover et RK Lilley avant leur séance de dédicaces à Lille.

Au début de notre interview , Colleen nous a demandé si on pensait qu'il y aurait du monde à la séance de dédicace le mardi soir et nous l'avons bien entendu rassurée . Puis nous avons parlé avec RK Lilley de sa présence à RARE 2016 et Colleen voulait savoir si c'était fun. Nous avons donc brièvement parlé de la prochaine édition à Berlin et RK Lilley a expliqué à Colleen qui était les organisatrices. ( Amy Jennings en autre)





Voici donc la première interview que nous avons faite de Colleen et Rebecca

Parlons de votre expérience à Bandol. Que pouvez vous nous en dire? 

RK: C'était génial. Ca a passé trop vite. Il y avait tant de choses. C'est sans doute un de mes festivals préféré. On en a fait des tas ces quatre dernières années.

CH : C'est énorme.

RK: Oui ça fait beaucoup.

CH: On était toutes honorées d'être là, d'avoir été invitées par la maison d'édition. C'était un événement énorme avec les séances de dédicaces. Je trouve qu'ils ont fait un super boulot. Nous n'avons pas pu voir énormément de choses à Bandol car on travaillait tout le temps mais je voudrais y retourner.

RK: Cette île était fantastique. Je n'ai jamais visité un tel endroit.

CH: On n'a pas l'air si ravie que ça mais on est juste crevées (rires) C'était incroyable.

Aurél: Je vais retranscrire cette interview donc le ton de votre voix ne sera pas prise en compte

CH: Mets des tas de points d'exclamation

Colleen c'est votre seconde fois en France et Rebecca , vous venez ici pour la première fois. Aimez vous venir en France et qu'aimez vous chez nous? 

RK: Tout . La nourriture, les boissons, les gens, la façon dont les femmes s'habillent. J'adore la mode française . Et la façon dont elles dansent. Le moment que j'ai préféré à Bandol fut la soirée où les filles ont dansé et j'ai adoré ça. Danser avec les femmes françaises est la chose que je préfère par dessous tout.

CH: J'ai été dans des tas d'endroits différents pour des dédicaces et la France est de loin l'endroit que je préfère. J'adore les gens ici.

RK: Tout le monde a été adorable.


En tant qu'écrivain avez vous des rituels? Quand vous commencez à écrire ou pendant l'écriture? 

RK: J'ai besoin de beaucoup de caféine, de bougies et de tas de trucs bizarres.

CH: C'est sans doute différent avec chaque livre mais j'ai des habitudes étranges. J'ai besoin d'avoir de longs jours devant moi pour écrire. Je ne peux pas écrire si je sais que j'ai quelque chose de prévu le lendemain. Quand je suis dans l'écriture, j'écris pendant des jours. C'est comme un marathon. Je ne supporte pas le bruit. J'ai tant besoin que ce soit silencieux que je retire la pile de mon horloge pour ne pas entendre le tic tac dans ma pièce. Je dois aussi boire du Pepsi pour écrire car il y a du sucre dedans et j'en ai besoin. Je prends aussi du Red Bull. J'en bois un  peu juste avant de commencer à écrire car pour la plupart des gens , ça leur donne un boost d'énergie mais moi ça me permet de me concentrer. Je sais c'est très bizarre.

A: Oui car normalement la caféine vous rend nerveuse.

CH: Oui mais pas moi. je suis très concentrée.

Etes vous présente sur les réseaux sociaux? Est ce important pour vous? 

CH: Je suis très présente. Je pense que c'est essentiel à ma carrière. Je pense que personne n'aurait lu mes livres s'il n'y avait pas eu Facebook. Oui c'est sûr.

RK: Autrefois , j'étais très sporadique et je me suis améliorée. Je suis assez bonne dans l'exercice à présent. Je pense que c'est très important. Des tas de gens trouvent des auteurs par le biais des réseaux sociaux. Ils aiment être au courant de nos news. Ca fait en sorte qu'ils ne nous oublient pas.

Avez vous un groupe privé , comme Colleen? 

RK: Non je n'ai rien de semblable. Quelques personnes ont lancé un groupe pour moi. Mais tu es administratrice non?

CH: Oui je le suis maintenant. Le groupe a été lancée par deux lectrices mais comme elles les parodiaient , j'ai repris les choses en main ( rires) C'est une longue histoire.

RK: C'est fou! Oui je devrais faire un truc comme ça mais je n'ai pas le temps. Je ne suis pas très douée avec Facebook.

CH: Je pense que je me suis grandement calmée sur les réseaux sociaux. Autrefois je postais sans cesse mais maintenant je suis tellement occupée. J'ai ralenti mon rythme d'écriture.


Avez vous utilisé votre expérience passée ( Rebecca était hôtesse de l'air et Colleen assistance sociale) dans vos livres? 

RK: Oui j'ai fait ce métier quand j'étais à la fac. C'est comme ça que j'ai payé mes études. Je travaillais l'été.

CH: Pas intentionnellement. Dans Hopeless, la fille a été maltraitée et j'ai vu beaucoup d'exemples de son histoire avec les personnes que je suivais. J'ai vu beaucoup de merde. J'ai fait des recherches pour les services de protection de l'enfance pendant des années.

RK: Ca a dû te bousiller l'esprit.

CH: Si j'en avais eu un mais ça a été pour moi. (rires). Non mais ce n'était pas si horrible que ça . C'était juste du surmenage car on fait appel à vous tout le temps. Vous ne pouvez aller nul part car on ne cesse de vous contacter. Je pense que tous les aspects de ma vie m'ont préparé à ce métier d'écrivain car on met toujours un peu de ce qu'on connaît dedans. Mais ce que vous pensez savoir ne sont que des conneries. Je ne sais rien de leur histoire car en fin de journée , ça reste juste de la fiction. Si on écrivait uniquement sur des sujets connus, on finirait par tout fuir. Je pense qu'écrire sur des sujets connus sont pour ceux qui ont dû mal à trouver des sujets sur lesquels écrire. Mon problème c'est mon imagination débordante. Je trouve des tas d'histoires mais je dois me concentrer sur une seule.

Donc vous n'êtes jamais tombée sur un Mr James Cavendish? 

RK: Non (  On se met à rire car le mari de Rebecca était à nos côtés) .

Avez vous été inspirée par certaines célébrités pour vos personnages ou est ce simplement le fruit de votre imagination? 

RK: Je n'ai jamais été inspirée par une célébrité. Parfois certaines personnes vous disent "Vous pensez que c'est comme ce mec?" et je leur dit oui. Mais la plupart du temps quand on me fait des suggestions je ne suis pas d'accord du tout.

CH: Je ne visualise pas des personnes quand j'écris. Je vois juste leur personnalité donc ça n'a pas d'importance la couleur de ses cheveux, de ses yeux. Je déteste mettre ce genre de détails dans les livres. Donc la plupart du temps , je n'ai pas l'image du personnage

RK: Je les vois plus comme des personnages animés. Ou alors ce serait quelqu'un comme George Clooney (rires)


Quelle est votre définition de la romance? 

CH: Du respect. Oui ça devrait être ça la définition de la romance. Je ne sais pas.

RK: C'est un tas de choses. C'est quand vous donnez des preuves de votre amour. C'est ça la romance ou quand c'est vraiment... les gestes.

CH: La romance est tout sauf du sexe. Ca n'est pas suffisant.

RK: Ou de l'amitié mais avec du sexe avec. (rires)

Avez vous eu le temps de visiter Paris ou Lille? 

CH: Non car nous étions prises par notre planning du matin au soir. Le seul moment à nous que nous avons eu fut quelques heures ce matin avant de prendre le train. Mais on a dormi.

RK: Oui on est en manque de sommeil. Nous avons passé une journée à Paris. Nous avons fait des photos devant la Tour Eiffel, c'était incroyable. Il me faudrait encore 10 jours ici. (rires) Ce sera la prochaine. Je reviendrai c'est sûr et certain.

Comment tout à commencé pour vous ? 

CH: J'ai écrit mon tout premier livre sans rien attendre en retour. Je l'avais fait pour le fun. Je l'ai mis sur Amazon quand j'ai fait des recherches pour m'acheter une Kindle. Je ne savais même pas que l'auto édition exister. Et 5 mois plus tard, il faisait partie des bestsellers du New York Times. C'est arrivé si vite. Je ne pense pas que ça puisse arriver aussi vite de nos jours. C'était le bon moment et j'ai eu de la chance. Il n'y avait pas beaucoup d'auteurs indépendants et le New Adult commençait tout juste à émerger. Je n'avais pas compris que j'avais écrit un roman New Adult. C'est vraiment par hasard que tout a commencé. Ce mois ci , ça fera exactement 5 ans.

RK: J'avais des livres que j'avais écrit depuis des années et c'était impensable de devenir une auteur quand j'étais enfant. C'était impossible. On devait choisir une carrière et c'est tout. On me disait "C'est bien gentil tout ça mais tu ne seras jamais auteur donc trouve toi un autre métier". Donc j'écrivais sans jamais y penser. Mon mari a trouvé un programme d'auto édition et je l'ai mis en ligne. Ca a mis 9 mois environ avant de me décider. Et alors que je complétais les documents, ma soeur était à côté de moi et je lui disais que personne n'allait tomber sur ce livre et donc c'était complètement inutile. En un seul mois toute notre vie a changé mais avec aucune attente. J'écris simplement car j'adore ça écrire et raconter des histoires. J'ai enfin publié mon premier livre en octobre 2012.

CH: On a publié à la même époque , c'était vraiment la bonne époque.


Et voilà c'est fini pour la première partie. Rendez vous prochainement pour l'interview de RK Lilley :)

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